Le cri du héron me glace les cendres

lost in rotation, les serial killer ne sont plus ce qu'ils étaient. Un conte pour enfant sanglant, découpé en morceaux.

lundi 1 septembre 2008

Point d'étape à cinq septième de blog et cinq meurtres

Un résumé quelque peu bricolé pour les anciens qui auraient perdu le fil, ou les nouveaux paresseux :

Un quinquagénaire (Bézerro = le taurillon = Hugues = moi, Ugarte) faussement dépressif prend en auto-stop à la sortie d'une aire d'autoroute une baby punk de même pas 20 ans (Pulga = la puce = Victoria en vrai = Nikita sur le web mobile). Elle squatte son oisiveté et l'accompagne dans sa tournée commerciale de représentant en montures de lunettes pour opticiens. Ils jouent un peu à touche-pipi tous les deux, mais pas de conclusion hâtive. D'ailleurs on sait pas trop. Chemin faisant ils percutent à mort un SDF, qu'ils abandonnent dans le fossé. Derrière eux, le soir même, un étrange "nettoyeur" (Franck = le héron) se débarrasse du corps en mâchouillant des gommes de réglisse.

Un drame se produit la première nuit que Bézerro et Pulga passent ensemble, dans deux chambres séparées mais communiquantes. Pas clair. Bézerro semble avoir un côté Hulk, sous des dehors d'ours en peluche. On verra par la suite qu'il est sujet à des crises. Concomittantes à pas mal de dégats mais j'en rajoute pas, je vous laisse juger. Un soir, il suit Pulga dans ses activités nocturnes et réalise qu'elle se donne en spectacle, érotique, dans des soirées privées. Son "mac" ressemble à un héron, directeur marketing flamboyant et manipulateur, c'est Franck. Au moment où Pulga se fait aborder par un convive entreprenant, "triple menton", Bézerro s'enfuit dans les bras d'une hypnotiseuse propriétaire de deux Beaucerons femelles et accessoirement ex femme de commissaire.

Le reste est à l'avenant, c'est pas du Stieg Larsson ... mais ça meuble mon vide existentiel.

Depuis ce soir là, et assez mystérieusement, Pulga part en vrille, semble avoir perdu ses repères, régresse et fuit Bézerro tout en restant collée à lui (quelques copulations passagères les unissent, mais c'est de la tendresse maladroite, ne nous y trompons pas). Bézerro quant à lui poursuit son étrange quête personnelle, son roadmovie optique, et se fait séduire tour à tour par :

  • Amélie, une petite intrigante tenant une galerie d'art, avec la perversion narcissique des Lolitas devenues grandes. Elle est la soeur du commissaire Pieussant (ex mari de l'hypnotiseuse), information cruciale, je répète, information cruciale.
  • l'artiste, une rousse nymphomane lapidant ses amants à coup de carreaux de mosaïque, en attente d'écoute tendre, elle compose des objets phalliques et impossibles d'usage, elle expose dans la galerie d'Amélie, et place ses pièces jusque sous les toits de l'hypnotiseuse. Moi, je l'aime bien.
  • une coiffeuse calabraise et sourde, folle d'un rugbyman gay,
  • Sarah, la photographe aux hippopotames, reniant sa mère obèse en la cherchant de part le monde,
  • une banquière aux yeux verts dont je n'arrive d'ailleurs plus à me dépétrer, mais je l'ai un peu cherché(e)

Parallèlement, un jeune mathématicien russe et brillant (Igor), spécialisé dans l'espionnage du citoyen par les opérateurs téléphoniques mobiles, fait la connaissance d'une jeune profileuse un peu coincée (Amandine). Leur idylle est soudainement interrompue, sous les yeux de Paola, la sensuelle et homosexuelle patronne d'Igor (bi, en fait, j'ai changé d'avis), quand Amandine est convoquée à la hâte, pour un massacre à la hache. Dans le train vers Nantes, où elle va rejoindre le commissaire, elle initie avec Igor une relation ludo-sexuelle éprouvante pour le lecteur (et le narrateur, mais ça va mieux, merci).

Le "nettoyeur" (= le héron = Franck Craddle), veuf bien conservé - la réglisse sans doute - est en fait l'amant de Pulga, à moins qu'il ne la manipule pour arriver à ses fins (l'un n'empéchant pas l'autre, comme chacun sait). Il a deux enfants, Gabriel et Salomé, Gabriel étant sans doute trop mur pour son âge. Il a un peu de mal avec les nourrices de ses gosses.

Cinq meurtres jonchent désormais la région nantaise. A chaque fois, la tête intacte (sauf un cas de césure à l'hémistiche), a été séparée du corps qui a été mis en pièces. Les victimes sont des hommes sauf la dernière. La scénarisation du crime est plutôt sophistiquée pour le faible niveau intellectuel des victimes, un grossiste en lingerie fine "triple menton", un prof d'EPS vieillissant des abdominaux, un maître nageur sauveteur "harvey keitel", un druide malingre au panthéisme arboricole, et une vendeuse de pâte de guimauve rugbystouquette. Le lien n'est pas encore établi, mais entre vous et moi, ça sent le début d'une série, ou alors j'ai été moi même abusé. Il semblerait même que les pieds du SDF écrasé au tout début aient été incorporés dans le hachis du premier meurtre.

L'équipe des enquêteurs de la PJ de Nantes est constituée de :

  • Pieussant, un commissaire fat et soucieux de sa réussite sociale. Il a connu Pulga et l'a utilisée comme indic autrefois
  • Alfred, l'inspecteur antillais aux biceps rutilants, qui arrache des soupirs aux suspectes comme d'autres des pamoisons au vingt-heure
  • Chucky, le légiste libertaire (d'ailleurs peut-on être autre chose que libertaire quand on est légiste), doté d'un seul bras valide mais d'une grande gueule (essayez, les filles, c'est l'adopter)
  • Guillemette la stagiaire gorophile du commissariat, qui est fascinée par Chucky qui la pygmalionne (évidemment, un amour impossible, c'est plus commode) et révâsse d'Amandine, la profileuse aux formes géométriques dites "en cul d'enclume"
  • Amandine, je l'ai déjà présentée, de la blonde rougissante tiqueuse comme on les aime,
  • Et Igor, qui est en train de mettre au point un algorithme de répérage de tueur en série via les traces de déplacement laissées par les téléphones mobiles. Ca marche à partir de trois meurtres, normalement. Normalement.

Comment ai-je réussi à remplir 250 pages avec si peu ? C'est déplorable, mais c'est pas moi qui lit. Pour les plus feignasses d'entre vous, je peux fournir le fichier word correspondant, mais la motivation doit être sérieuse (mot des parents, ménopause avérée, névroses traitées avec absence de signe littéraire de récidive etc ...)

Pour aider la lecture :

  • la catégorie "la minerve de l'échassier" concerne surtout les aventures de Franck, notre directeur marketing des hotels pas Ibis du tout, la catégorie "l'algorithme des trois indiens" tourne autour des enquêteurs, Amandine, Guillemette, Pieussant, Alfred et Chucky mon préféré, qui s'appelle Siméon j'allais oublier, enfin la catégorie "la fille de l'autoroute", qui dorlotte Pulga et Bézerro
  • sinon, même si je bricole parfois les dates, c'est un blog à lire dans l'ordre des dates du blog (allez, dans la colonne de gauche dans la zone "Je suis blonde" et cliquez sur "le tout début", c'est le tout début, en bas de la page, daté fictivement du 26/11/2005.)
  • la catégorie "les déchets d'Ugarte" sera consacrée au reste. Ma vie insipide vous sera épargnée (si elle pouvait également m'être épargnée, mais bon ...). Vous êtes sur un blog de divertissement et je tue surtout le temps :-)
  • les meurtres seront décorés par Samuel. Merci grand. Afin que vous n'alliez pas le torturer pour avoir la suite, il n'est prévenu que trois jours à l'avance, sous enveloppe scellée. Il me tuera avant la fin.
  • quelques photos ont été maladroitement insérées, pour vous distraire. L'oeuvre "Le héron sur son lit de cadavres" m'a été fort aimablement offerte par une artiste méconnue des bords de Seine, qui voit un héron chaque matin en se levant. Le héron en mosaïque, lui, a été conçu par une artiste torturée des bords de Loire, 
  • l'animal rôti sur la photo n'est pas un héron. C'est une espèce protégée

J'ai fait le tour je crois, ah si, j'oubliais, un peu de secrets de fabrication, il parait que ça se fait dans les blogs

  • L'intrigue est figée depuis aout 2006 (les meurtres, le modus operandi, le tueur)
  • La scène finale à la blade runner aussi, j'hésite juste sur sa couleur de cheveux, mais pour les yeux c'est bon
  • Je me laisse juste de la marge pour les victimes, c'est plus drôle de chercher dans les cafés et au boulot
  • Je n'ai pas de stock, j'écris donc au fil de l'eau, c'est le but chez les hérons,
  • Je ne me fais pas relire (ça se voit), mais je lis à haute voix avant de publier
  • Le rythme est prévisible, selon une sombre formule mathématique où interviennent des paramètres comme mes succès commerciaux ou mes angoisses sentimentales, voire l'inverse
  • Quand mes personnages sont blessants, c'est moi qu'ils visent, je les paient pour ça
  • Si je venais à décéder avant la fin de l'histoire, j'ai tout raconté la fin à la banquière aux yeux verts (moyennant ...), il vous sera conté ici pour la modique somme de ... :-), par prélèvement automatique,
  • Non, je ne suis pas suivi psychologiquement, ma seule oreille c'est vous :-)

Votre Ugarte in transit

Posté par ugarte à 22:48 - Les déchets d'Ugarte - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


vendredi 17 août 2007

Point d'étape à mi blog et trois meurtres

Un résumé quelque peu bricolé pour les anciens qui auraient perdu le fil, ou les nouveaux paresseux :

Un quinquagénaire (Bézerro = le taurillon = Hugues = moi, Ugarte) faussement dépressif prend en auto-stop à la sortie d'une aire d'autoroute une baby punk de même pas 20 ans (Pulga = la puce = Victoria en vrai = Nikita sur le web mobile). Elle squatte son oisiveté et l'accompagne dans sa tournée commerciale de représentant en montures de lunettes pour opticiens. Ils jouent un peu à touche-pipi tous les deux, mais pas de conclusion hâtive. D'ailleurs on sait pas trop. Chemin faisant ils percutent à mort un SDF, qu'ils abandonnent dans le fossé. Derrière eux, le soir même, un étrange "nettoyeur" (Franck = le héron) se débarrasse du corps en mâchouillant des gommes de réglisse.

Un drame se produit la première nuit que Bézerro et Pulga passent ensemble, dans deux chambres séparées mais communiquantes. Pas clair. Bézerro semble avoir un côté Hulk, sous des dehors d'ours en peluche. On verra par la suite qu'il est sujet à des crises. Concomittantes à pas mal de dégats mais j'en rajoute pas, je vous laisse juger. Un soir, il suit Pulga dans ses activités nocturnes et réalise qu'elle se donne en spectacle, érotique, dans des soirées privées. Son "mac" ressemble à un héron, directeur marketing flamboyant et manipulateur, c'est Franck. Au moment où Pulga se fait aborder par un convive entreprenant, "triple menton", Bézerro s'enfuit dans les bras d'une hypnotiseuse propriétaire de deux Beaucerons femelles et accessoirement ex femme de commissaire.

Depuis ce soir là, et assez mystérieusement, Pulga part en vrille, semble avoir perdu ses repères, régresse et fuit Bézerro tout en restant collée à lui (quelques copulations passagères les unissent, mais c'est de la tendresse maladroite, ne nous y trompons pas). Bézerro quant à lui poursuit son étrange quête personnelle, son roadmovie optique, et se fait séduire tour à tour par :

  • Amélie, une petite intrigante tenant une galerie d'art, avec la perversion narcissique des Lolitas devenues grandes. Elle est la soeur du commissaire Pieussant (ex mari de l'hypnotiseuse), information cruciale, je répète, information cruciale.
  • l'artiste, une rousse nymphomane lapidant ses amants à coup de carreaux de mosaïque, en attente d'écoute tendre, elle compose des objets phalliques et impossibles d'usage, elle expose dans la galerie d'Amélie, et place ses pièces jusque sous les toits de l'hypnotiseuse. Moi, je l'aime bien.
  • une coiffeuse calabraise et sourde, folle d'un rugbyman gay,
  • Sarah, la photographe aux hippopotames, reniant sa mère obèse en la cherchant de part le monde.

Parallèlement, un jeune mathématicien russe et brillant (Igor), spécialisé dans l'espionnage du citoyen par les opérateurs téléphoniques mobiles, fait la connaissance d'une jeune profileuse un peu coincée (Amandine). Leur idylle est soudainement interrompue, sous les yeux de Paola, la sensuelle et homosexuelle patronne d'Igor (bi, en fait, j'ai changé d'avis), quand Amandine est convoquée à la hâte, pour un massacre à la hache. Dans le train vers Nantes, où elle va rejoindre le commissaire, elle initie avec Igor une relation ludo-sexuelle éprouvante pour le lecteur (et le narrateur, mais ça va mieux, merci).

Le "nettoyeur" (= le héron = Franck Craddle), veuf bien conservé - la réglisse sans doute - est en fait l'amant de Pulga, à moins qu'il ne la manipule pour arriver à ses fins (l'un n'empéchant pas l'autre, comme chacun sait). Il a deux enfants, Gabriel et Salomé, Gabriel étant sans doute trop mur pour son âge. Il a un peu de mal avec les nourrices de ses gosses.

Trois meurtres jonchent désormais la région nantaise. A chaque fois, la tête intacte, a été séparée du corps qui a été mis en pièces. Les victimes sont des hommes. La scénarisation du crime est plutôt sophistiquée pour le faible niveau intellectuel des victimes, un grossiste en lingerie fine "triple menton", un prof d'EPS vieillissant des abdominaux et un maître nageur sauveteur "harvey keitel". Le lien n'est pas encore établi, mais entre vous et moi, ça sent le début d'une série, ou alors j'ai été moi même abusé. Il semblerait même que les pieds du SDF écrasé au tout début aient été incorporés dans le hachis du premier meurtre.

L'équipe des enquêteurs de la PJ de Nantes est constituée de :

  • Pieussant, un commissaire fat et soucieux de sa réussite sociale. Il a connu Pulga et l'a utilisée comme indic autrefois
  • Alfred, l'inspecteur antillais aux biceps rutilants, qui arrache des soupirs aux suspectes
  • Chucky, le légiste libertaire (d'ailleurs peut-on être autre chose que libertaire quand on est légiste), doté d'un seul bras valide mais d'une grande gueule (essayez, les filles, c'est l'adopter)
  • Guillemette la stagiaire gorophile du commissariat, qui est fascinée par Chucky qui la pygmalionne (évidemment, un amour impossible, c'est plus commode) et révâsse d'Amandine, la profileuse aux formes géométriques
  • Amandine, je l'ai déjà présentée, de la blonde rougissante tiqueuse comme on les aime,
  • Et Igor, qui est en train de mettre au point un algorithme de répérage de tueur en série via les traces de déplacement laissées par les téléphones mobiles. Ca marche à partir de trois meurtres, normalement. Normalement.

Comment ai-je réussi à remplir 200 pages avec si peu ? C'est déplorable, mais c'est pas moi qui lit. Pour les plus feignasses d'entre vous, je peux fournir le fichier word correspondant, mais la motivation doit être sérieuse (mot des parents, ménopause avérée, prostate récalcitrante, névroses traitées avec absence de signe littéraire de récidive etc ...)

Pour aider la lecture :

  • je tâche d'utiliser des codes couleurs "Bleu" pour le héron (lire la catégorie "la minerve de l'échassier"), "Vert" pour Igor et Amandine (lire la catégorie "l'algorithme des trois indiens"), "Noir" pour Pulga et Bezerro (lire la catégorie "la fille de l'autoroute"), et "Rouge" pour ... zut, je me suis trahi. Pas de rouge. Non pas de rouge.
  • sinon, même si je bricole parfois les dates, c'est un blog à lire dans l'ordre des dates du blog (allez, dans la colonne de gauche dans la zone "Je suis blonde" et cliquez sur "le tout début", c'est le tout début, en bas de la page, daté fictivement du 26/11/2005.)
  • la catégorie "les déchets d'Ugarte" sera consacrée au reste. Ma vie insipide vous sera épargnée (si elle pouvait également m'être épargnée, mais bon ...). Vous êtes sur un blog de divertissement et je tue surtout le temps :-)
  • les meurtres seront décorés par Samuel. Merci grand. Afin que vous n'alliez pas le torturer pour avoir la suite, il n'est prévenu que trois jours à l'avance, sous enveloppe scellée. Il me tuera avant la fin.
  • quelques photos ont été maladroitement insérées, pour vous distraire. L'oeuvre "Le héron sur son lit de cadavres" m'a été fort aimablement offerte par une artiste méconnue du 77 qui voit un héron chaque matin en se levant (ce n'est pas Dominique de Villepin)
  • je suis en train de réfléchir à passer des commandes d'autres objets, mais je suis preneur d'idées et fauché. Déroutantes de préférence.
  • l'animal rôti sur la photo n'est pas un héron. C'est une espèce protégée

J'ai fait le tour je crois, ah si, j'oubliais, un peu de secrets de fabrication, il parait que ça se fait dans les blogs

  • L'intrigue est figée depuis aout 2006 (les meurtres, le modus operandi, le tueur)
  • La scène finale à la blade runner aussi, j'hésite juste sur sa couleur de cheveux, mais pour les yeux c'est bon
  • Je me laisse juste de la marge pour les victimes, c'est plus drôle de chercher dans les cafés
  • Je n'ai pas de stock, j'écris donc au fil de l'eau, c'est le but,
  • Je ne me fais pas relire (ça se voit), mais je lis à haute voix avant de publier
  • Le rythme est de 4 ou 5 pages par semaine, en une ou deux fois, selon une sombre formule mathématique où interviennent des paramètres comme mes succès commerciaux ou mes angoisses sentimentales, voire l'inverse
  • Quand mes personnages sont blessants, c'est moi qu'ils visent, je les paient pour ça
  • Si je venais à décéder avant la fin de l'histoire, j'ai déposé un résumé de la suite en lieu sûr, il vous sera conté ici pour la modique somme de ... :-)
  • Non, je ne suis pas suivi psychologiquement :-) (ça c'est pour une vraie psychopathe qui s'inquiète pour moi)

Votre Ugarte in transit

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lundi 16 juillet 2007

Plume de héron et son mille feuilles de glycine

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Posté par ugarte à 13:28 - Les déchets d'Ugarte - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 3 juin 2007

Lire un serial killer en allaitant son nouveau né est dangereux pour la santé du nourrisson

Jeune maman, bonne fête,

tu me dis que sur le coup de 3 heures du matin, ton enfant allaitant, tu viens lire "le cri du héron ...". Jusque là je ne trouve rien à redire, cet enfant aura des lectures saines, et enrichir le lait de jeux de mots débiles et d'intrigues psycho-meurtrières est certainement bénéfique à son éducation. Une sorte d'ali-caïman de nouvelle génération.

Non, ce qui me choque vois-tu, c'est que tu fasses deux choses en même temps. Que tu bâcles la tétée, à la limite, c'est la sélection naturelle en marche, ton petit doit apprendre à se nourrir auprès d'une mère distraite, c'est un excellent enseignement. Moi-même, je dois voler aujourd'hui ma pitance affective auprès de femmes tout à fait indifférentes à mon endroit (oui oui, toi qui me lis, pas toi, elle, note bien, un jour je te liquiderai pour ça), heureusement que je fus à bonne école maternelle. Non, c'est en tant qu'auteur du héron que je m'offusque. N'as tu pas honte, de gâcher cette lecture par des bruits de succion goulue (je cite presque tes mots), de dévorer mes histoires en étant dévorée à ton tour. Bref, de toute évidence, tu me lis mal, et tu es une piètre lectrice. Et ton culot ne s'arrête pas là, tu me contactes sous des prétextes tout à fait fallacieux (mais oui j'irai voir ta nouvelle baraque et m'ingénierai à corriger l'éducation de ces petits trop bercés d'amour pour faire de bon tueurs en série un jour, quoique, l'idéal techniquement serait de leur retirer tout ton amour d'un coup, on planifiera ça), tu flattes mon activité d'écriture (passons, je suis faible tout le monde le sait, sinon je n'aurais pas besoin de tuer par procuration), et tu me demandes quoi ? Un résumé. Mais tu perds la tête ma fille !

Le voilà ton résumé. Mais n'y reviens pas. Bonne fête quand même, jeune maman, et que ma tendresse au brumisateur diffuse sur ta progéniture ...

Alors, "point d'étape", où en sommes nous exactement. Un résumé quelque peu bricolé pour les anciens qui auraient perdu le fil, ou les nouveaux paresseux :

Un quinquagénaire (Bézerro = le taurillon = Hugues = moi, Ugarte) faussement dépressif prend en auto-stop à la sortie d'une aire d'autoroute une baby punk de même pas 20 ans (Pulga = la puce = Victoria en vrai = Nikita sur le web mobile). Elle squatte son oisiveté et l'accompagne dans sa tournée commerciale de représentant en montures de lunettes pour opticiens. Ils jouent un peu à touche-pipi tous les deux, mais pas de conclusion hâtive. D'ailleurs on sait pas trop. Chemin faisant ils percutent à mort un SDF, qu'ils abandonnent dans le fossé. Derrière eux, le soir même, un étrange "nettoyeur" (Franck = le héron) se débarrasse du corps en mâchouillant des gommes de réglisse.

Un drame se produit la première nuit que Bézerro et Pulga passent ensemble, dans deux chambres séparées mais communiquantes. Pas clair. Bézerro semble avoir un côté Hulk, sous des dehors d'ours en peluche. Un soir, il suit Pulga dans ses activités nocturnes et réalise qu'elle se donne en spectacle, érotique, dans des soirées privées. Son "mac" ressemble à un héron, directeur marketing flamboyant et manipulateur, c'est Franck. Au moment où Pulga se fait aborder par un convive entreprenant, "triple menton", Bézerro s'enfuit dans les bras d'une hypnotiseuse propriétaire de deux Beaucerons femelles et accessoirement ex femme de commissaire.

Depuis ce soir là, et assez mystérieusement, Pulga part en vrille, semble avoir perdu ses repères, régresse et fuit Bézerro tout en restant collée à lui (quelques copulations passagères les unissent, mais c'est de la tendresse maladroite, ne nous y trompons pas). Bézerro quant à lui poursuit son étrange quête personnelle, son roadmovie optique, et se fait séduire tour à tour par :

  • Amélie, une petite intrigante tenant une galerie d'art, avec la perversion narcissique des Lolitas devenues grandes. Elle est la soeur du commissaire Pieussant (ex mari de l'hypnotiseuse), information cruciale, je répète, information cruciale
  • l'artiste, une rousse nymphomane lapidant ses amants en attente d'écoute tendre, elle compose des objets phaliques et impossibles d'usage, elle expose dans la galerie d'Amélie, et place ses pièces jusque sous les toits de l'hypnotiseuse
  • une coiffeuse calabraise et sourde, folle d'un rugbyman gay,
  • Sarah, la photographe aux hippopotames, reniant sa mère obèse en la cherchant de part le monde

Parallèlement, un jeune mathématicien russe et brillant (Igor), spécialisé dans l'espionnage du citoyen par les opérateurs téléphoniques mobiles, fait la connaissance d'une jeune profileuse un peu coincée (Amandine). Leur idylle est soudainement interrompue, sous les yeux de Paola, la sensuelle et homosexuelle patronne d'Igor, quand Amandine est convoquée à la hâte, pour un massacre à la hache. Dans le train vers Nantes, où elle va rejoindre le commissaire, elle initie avec Igor une relation ludo-sexuelle éprouvante pour le lecteur.

Le "nettoyeur" (= le héron = Franck Craddle), est un veuf bien conservé - la réglisse sans doute - qui semble avoir un lien avec Pulga. Il a deux enfants, gabriel et salomé, gabriel étant sans doute trop mur pour son âge.

Deux meurtres jonchent désormais la région nantaise. A chaque fois, la tête intacte, a été séparée du corps qui a été mis en pièces. Les victimes sont des hommes. La scénarisation du crime est plutôt sophistiquée pour le faible niveau intellectuel des victimes, un grossiste en lingerie fine et un prof d'EPS vieillissant des abdominaux. Le lien n'est pas encore établi, mais entre vous et moi, ça sent le début d'une série, ou alors j'ai été moi même abusé.

Comment ai-je réussi à remplir 150 pages avec si peu ? C'est déplorable, mais c'est pas moi qui lit. Pour les plus feignasses d'entre vous, je peux fournir le fichier word correspondant, mais la motivation doit être sérieuse (mot des parents, ménopause avérée, prostate récalcitrante, etc ...)

Pour aider la lecture :

  • je tâche d'utiliser des codes couleurs "Bleu" pour le héron (lire la catégorie "la minerve de l'échassier"), "Vert" pour Igor et Amandine (lire la catégorie "l'algorithme des trois indiens"), "Noir" pour Pulga et Bezerro (lire la catégorie "la fille de l'autoroute"), et "Rouge" pour ... zut, je me suis trahi. Pas de rouge. Non pas de rouge.
  • sinon, même si je bricole parfois les dates, c'est un blog à lire dans l'ordre des dates du blog (sans lire, faîtes page suivante en bas de la page d'accueil jusqu'à ne plus pouvoir, lisez, puis faîtes page précédante et lisez, jusqu'à revenir sur la page d'accueil)
  • la catégorie "les déchets d'Ugarte" sera consacrée au reste. Ma vie insipide vous sera épargnée (si elle pouvait également m'être épargnée, mais bon ...). Vous êtes sur un blog de divertissement.
  • les meurtres seront décorés par Samuel. Merci grand. Afin que vous n'alliez pas le torturer pour avoir la suite, il n'est prévenu que trois jours à l'avance, sous enveloppe scellée. Je le tuerai avant la fin.
  • quelques photos ont été maladroitement insérées, pour vous distraire. L'oeuvre "Le héron sur son lit de cadavres" m'a été fort aimablement offerte par une artiste méconnue du 77 qui voit un héron chaque matin en se levant (ce n'est pas Dominique de Villepin)
  • je suis en train de réfléchir à passer des commandes d'autres objets, mais je suis preneur d'idées et fauché. Déroutantes de préférence.
  • l'animal rôti sur la photo n'est pas un héron. C'est une espèce protégée

J'ai fait le tour je crois

Votre Ugarte in transit

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mardi 15 mai 2007

Note aux lecteurs au premier tiers du blog

Courage, nous venons de passer hier soir le cap du premier tiers du "cri du héron ..." (420 pages en tout). J'ai donc pris quatorze jours de retard en un an sur mon agenda meurtrier. C'est mal. Je vais sévir. Tenez bon.

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mercredi 4 avril 2007

Quand un héron croise une plume

Ugarte aime marauder. Un de ses bars préférés est l "auto-passion" boulevard brune. Il y fait de curieuses rencontres, comme Gildas, ce graphiste à la barbe striée, et Charlotte, sa petite femme en robe noire et blanche. Et ça donne quelque chose comme ça, quand on raconte le héron à une plume (cette peluche transpercée d'un glaive, je me demande de qui il tient ça), on reconnaîtra Pulga, Franck et .... :

leh_ronvupargildas

merci Gildas, le bretonnant.

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dimanche 4 février 2007

Et si on se posait deux secondes à un cinquième du blog

Voilà, cela fait en gros 6 mois que je sécrète publiquement ces affabulations héronico-littéraires. 6 mois que certains d'entre vous me font l'indicible doux à l'égo de lire ces flâneries meurtrières, à plumes et à cris. 6 mois que les plus loquaces d'entre vous, se mêlent de ces personnages, en commentant leurs exploits d'effarements acidulés.

6 mois c'est pas rien dans une vie creuse. Vous avez du mérite, et je vous en remercie chaque soir avant de m'endormir avec mes personnages. (oui huguette, c'est une image) :-)

Alors, "point d'étape", où en sommes nous exactement. Un résumé quelque peu bricolé pour les anciens qui auraient perdu le fil, ou les nouveaux paresseux :

Un quinquagénaire (Bézerro = le taurillon) faussement dépressif prend en auto-stop à la sortie d'une aire d'autoroute une baby punk de même pas 20 ans (Pulga = la puce). Elle squatte son oisiveté et l'accompagne dans sa tournée commerciale de représentant en montures de lunettes pour opticiens. Ils jouent un peu à touche-pipi tous les deux, mais pas de conclusion hâtive. D'ailleurs on sait pas trop. Chemin faisant ils percutent à mort un SDF, qu'ils abandonnent dans le fossé. Derrière eux, le soir même, un étrange "nettoyeur" se débarrasse du corps en mâchouillant des gommes de réglisse.

Un drame se produit la première nuit que Bézerro et Pulga passent ensemble, dans deux chambres séparées mais communiquantes. Pas clair.

Parallèlement, un jeune mathématicien russe et brillant (Igor), spécialisé dans l'espionnage du citoyen par les opérateurs téléphoniques mobiles, fait la connaissance d'une jeune profileuse un peu coincée (Amandine). Leur idylle est soudainement interrompue, sous les yeux de Paola, la sensuelle patronne d'Igor, quand Amandine est convoquée à la hâte, pour un massacre à la hache.

Le "nettoyeur" (= le héron = Franck), est un veuf bien conservé - la réglisse sans doute - qui semble avoir un lien avec Pulga.

Comment ai-je réussi à remplir 70 pages avec si peu ? C'est déplorable, mais c'est pas moi qui lit. Pour les plus feignasses d'entre vous, je peux fournir le fichier word correspondant, mais la motivation doit être sérieuse (mot des parents, ménopause avérée, prostate récalcitrante, etc ...)

Pour aider la lecture :

  • je tâche d'utiliser des codes couleurs "Bleu" pour le héron (lire la catégorie "la minerve de l'échassier"), "Vert" pour Igor et Amandine (lire la catégorie "l'algorithme des trois indiens"), "Noir" pour Pulga et Bezerro (lire la catégorie "la fille de l'autoroute"), et "Rouge" pour ... zut, je me suis trahi. Pas de rouge. Non pas de rouge. J'attends le programme de Ségolène pour me décider.
  • sinon, même si je bricole parfois les dates, c'est un blog à lire dans l'ordre des dates du blog (sans lire, faîtes page suivante en bas de la page d'accueil jusqu'à ne plus pouvoir, lisez, puis faîtes page précédante et lisez, jusqu'à revenir sur la page d'accueil)
  • la catégorie "les déchets d'Ugarte" sera consacrée au reste. Ma vie insipide vous sera épargnée. Vous êtes sur un blog de divertissement.
  • les meurtres seront décorés par Samuel. Merci grand. Afin que vous n'alliez pas le torturer pour avoir la suite, il n'est prévenu que trois jours à l'avance, sous enveloppe scellée. Je le tuerai avant la fin.
  • quelques photos ont été maladroitement insérées, pour vous distraire. L'oeuvre "Le héron sur son lit de cadavres" m'a été fort aimablement offerte par une artiste méconnue du 77 qui voit un héron chaque matin en se levant (ce n'est pas Dominique de Villepin)
  • je suis en train de réfléchir à passer des commandes d'autres objets, mais je suis preneur d'idées. Déroutantes de préférence.
  • l'animal rôti sur la photo n'est pas un héron. C'est une espèce protégée

J'ai fait le tour je crois

On repart pour 6 mois, hérons hérons ...

Votre Ugarte in transit

Posté par ugarte à 21:21 - Les déchets d'Ugarte - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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