lundi 1 septembre 2008
Point d'étape à cinq septième de blog et cinq meurtres
Un résumé quelque peu bricolé pour les anciens qui auraient perdu le fil, ou les nouveaux paresseux :
Un quinquagénaire (Bézerro = le taurillon = Hugues = moi, Ugarte) faussement dépressif prend en auto-stop à la sortie d'une aire d'autoroute une baby punk de même pas 20 ans (Pulga = la puce = Victoria en vrai = Nikita sur le web mobile). Elle squatte son oisiveté et l'accompagne dans sa tournée commerciale de représentant en montures de lunettes pour opticiens. Ils jouent un peu à touche-pipi tous les deux, mais pas de conclusion hâtive. D'ailleurs on sait pas trop. Chemin faisant ils percutent à mort un SDF, qu'ils abandonnent dans le fossé. Derrière eux, le soir même, un étrange "nettoyeur" (Franck = le héron) se débarrasse du corps en mâchouillant des gommes de réglisse.
Un drame se produit la première nuit que Bézerro et Pulga passent ensemble, dans deux chambres séparées mais communiquantes. Pas clair. Bézerro semble avoir un côté Hulk, sous des dehors d'ours en peluche. On verra par la suite qu'il est sujet à des crises. Concomittantes à pas mal de dégats mais j'en rajoute pas, je vous laisse juger. Un soir, il suit Pulga dans ses activités nocturnes et réalise qu'elle se donne en spectacle, érotique, dans des soirées privées. Son "mac" ressemble à un héron, directeur marketing flamboyant et manipulateur, c'est Franck. Au moment où Pulga se fait aborder par un convive entreprenant, "triple menton", Bézerro s'enfuit dans les bras d'une hypnotiseuse propriétaire de deux Beaucerons femelles et accessoirement ex femme de commissaire.
Le reste est à l'avenant, c'est pas du Stieg Larsson ... mais ça meuble mon vide existentiel.
Depuis ce soir là, et assez mystérieusement, Pulga part en vrille, semble avoir perdu ses repères, régresse et fuit Bézerro tout en restant collée à lui (quelques copulations passagères les unissent, mais c'est de la tendresse maladroite, ne nous y trompons pas). Bézerro quant à lui poursuit son étrange quête personnelle, son roadmovie optique, et se fait séduire tour à tour par :
- Amélie, une petite intrigante tenant une galerie d'art, avec la perversion narcissique des Lolitas devenues grandes. Elle est la soeur du commissaire Pieussant (ex mari de l'hypnotiseuse), information cruciale, je répète, information cruciale.
- l'artiste, une rousse nymphomane lapidant ses amants à coup de carreaux de mosaïque, en attente d'écoute tendre, elle compose des objets phalliques et impossibles d'usage, elle expose dans la galerie d'Amélie, et place ses pièces jusque sous les toits de l'hypnotiseuse. Moi, je l'aime bien.
- une coiffeuse calabraise et sourde, folle d'un rugbyman gay,
- Sarah, la photographe aux hippopotames, reniant sa mère obèse en la cherchant de part le monde,
- une banquière aux yeux verts dont je n'arrive d'ailleurs plus à me dépétrer, mais je l'ai un peu cherché(e)
Parallèlement, un jeune mathématicien russe et brillant (Igor), spécialisé dans l'espionnage du citoyen par les opérateurs téléphoniques mobiles, fait la connaissance d'une jeune profileuse un peu coincée (Amandine). Leur idylle est soudainement interrompue, sous les yeux de Paola, la sensuelle et homosexuelle patronne d'Igor (bi, en fait, j'ai changé d'avis), quand Amandine est convoquée à la hâte, pour un massacre à la hache. Dans le train vers Nantes, où elle va rejoindre le commissaire, elle initie avec Igor une relation ludo-sexuelle éprouvante pour le lecteur (et le narrateur, mais ça va mieux, merci).
Le "nettoyeur" (= le héron = Franck Craddle), veuf bien conservé - la réglisse sans doute - est en fait l'amant de Pulga, à moins qu'il ne la manipule pour arriver à ses fins (l'un n'empéchant pas l'autre, comme chacun sait). Il a deux enfants, Gabriel et Salomé, Gabriel étant sans doute trop mur pour son âge. Il a un peu de mal avec les nourrices de ses gosses.
Cinq meurtres jonchent désormais la région nantaise. A chaque fois, la tête intacte (sauf un cas de césure à l'hémistiche), a été séparée du corps qui a été mis en pièces. Les victimes sont des hommes sauf la dernière. La scénarisation du crime est plutôt sophistiquée pour le faible niveau intellectuel des victimes, un grossiste en lingerie fine "triple menton", un prof d'EPS vieillissant des abdominaux, un maître nageur sauveteur "harvey keitel", un druide malingre au panthéisme arboricole, et une vendeuse de pâte de guimauve rugbystouquette. Le lien n'est pas encore établi, mais entre vous et moi, ça sent le début d'une série, ou alors j'ai été moi même abusé. Il semblerait même que les pieds du SDF écrasé au tout début aient été incorporés dans le hachis du premier meurtre.
L'équipe des enquêteurs de la PJ de Nantes est constituée de :
- Pieussant, un commissaire fat et soucieux de sa réussite sociale. Il a connu Pulga et l'a utilisée comme indic autrefois
- Alfred, l'inspecteur antillais aux biceps rutilants, qui arrache des soupirs aux suspectes comme d'autres des pamoisons au vingt-heure
- Chucky, le légiste libertaire (d'ailleurs peut-on être autre chose que libertaire quand on est légiste), doté d'un seul bras valide mais d'une grande gueule (essayez, les filles, c'est l'adopter)
- Guillemette la stagiaire gorophile du commissariat, qui est fascinée par Chucky qui la pygmalionne (évidemment, un amour impossible, c'est plus commode) et révâsse d'Amandine, la profileuse aux formes géométriques dites "en cul d'enclume"
- Amandine, je l'ai déjà présentée, de la blonde rougissante tiqueuse comme on les aime,
- Et Igor, qui est en train de mettre au point un algorithme de répérage de tueur en série via les traces de déplacement laissées par les téléphones mobiles. Ca marche à partir de trois meurtres, normalement. Normalement.
Comment ai-je réussi à remplir 250 pages avec si peu ? C'est déplorable, mais c'est pas moi qui lit. Pour les plus feignasses d'entre vous, je peux fournir le fichier word correspondant, mais la motivation doit être sérieuse (mot des parents, ménopause avérée, névroses traitées avec absence de signe littéraire de récidive etc ...)
Pour aider la lecture :
- la catégorie "la minerve de l'échassier" concerne surtout les aventures de Franck, notre directeur marketing des hotels pas Ibis du tout, la catégorie "l'algorithme des trois indiens" tourne autour des enquêteurs, Amandine, Guillemette, Pieussant, Alfred et Chucky mon préféré, qui s'appelle Siméon j'allais oublier, enfin la catégorie "la fille de l'autoroute", qui dorlotte Pulga et Bézerro
- sinon, même si je bricole parfois les dates, c'est un blog à lire dans l'ordre des dates du blog (allez, dans la colonne de gauche dans la zone "Je suis blonde" et cliquez sur "le tout début", c'est le tout début, en bas de la page, daté fictivement du 26/11/2005.)
- la catégorie "les déchets d'Ugarte" sera consacrée au reste. Ma vie insipide vous sera épargnée (si elle pouvait également m'être épargnée, mais bon ...). Vous êtes sur un blog de divertissement et je tue surtout le temps :-)
- les meurtres seront décorés par Samuel. Merci grand. Afin que vous n'alliez pas le torturer pour avoir la suite, il n'est prévenu que trois jours à l'avance, sous enveloppe scellée. Il me tuera avant la fin.
- quelques photos ont été maladroitement insérées, pour vous distraire. L'oeuvre "Le héron sur son lit de cadavres" m'a été fort aimablement offerte par une artiste méconnue des bords de Seine, qui voit un héron chaque matin en se levant. Le héron en mosaïque, lui, a été conçu par une artiste torturée des bords de Loire,
- l'animal rôti sur la photo n'est pas un héron. C'est une espèce protégée
J'ai fait le tour je crois, ah si, j'oubliais, un peu de secrets de fabrication, il parait que ça se fait dans les blogs
- L'intrigue est figée depuis aout 2006 (les meurtres, le modus operandi, le tueur)
- La scène finale à la blade runner aussi, j'hésite juste sur sa couleur de cheveux, mais pour les yeux c'est bon
- Je me laisse juste de la marge pour les victimes, c'est plus drôle de chercher dans les cafés et au boulot
- Je n'ai pas de stock, j'écris donc au fil de l'eau, c'est le but chez les hérons,
- Je ne me fais pas relire (ça se voit), mais je lis à haute voix avant de publier
- Le rythme est prévisible, selon une sombre formule mathématique où interviennent des paramètres comme mes succès commerciaux ou mes angoisses sentimentales, voire l'inverse
- Quand mes personnages sont blessants, c'est moi qu'ils visent, je les paient pour ça
- Si je venais à décéder avant la fin de l'histoire, j'ai tout raconté la fin à la banquière aux yeux verts (moyennant ...), il vous sera conté ici pour la modique somme de ... :-), par prélèvement automatique,
- Non, je ne suis pas suivi psychologiquement, ma seule oreille c'est vous :-)
Votre Ugarte in transit
Commentaires
oh ben il est mignon de nous faire une petite synthèse de rentrée ...et la suite ?
Tout le monde avait compris que tu n'es pas suivi psychologiquement...:-)
Oui oui je suis en pleine forme...
Des baisers
ca, c'est un resume comme je les aime, simple et efficace, j'ai enfin compris (que je n'ai rien compris?), le seul truc qui me chiffonne c'est les categories.
On va pouvoir s'y remettre, alors...
Les catégories permettent en fait, de suivre une famille de personnages séparément. Si tu lis "la file de l'autoroute" tu retrouveras Pulga et Bezerro, ça te permet de retrouver une scène plus facilement par exemple.
Mais tout va se mélanger.
ben tiens.
faut bien un grand maëlstrom final pour qu'on sache que c'est la fin ...
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=170327&pid=10428114
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :









