Le cri du héron me glace les cendres

lost in rotation, les serial killer ne sont plus ce qu'ils étaient. Un conte pour enfant sanglant, découpé en morceaux.

dimanche 10 juin 2007

Son aptitude à jouer avec elle était sans fin, presque indécente. Même morte, il saurait quoi faire.

Chaque tige s'enroulait autour d'autres tiges issues elles-mêmes de tiges gainant ses membres tels des boas sous acide. De chaque tige émergeaient des petits épis poilus, décorés de touffes verdâtres, et prêts à éclore. Par endroit, certains de ces épis avaient bourgeonné en quelque chose de mauve et encapuchonné, des goutelettes d'améthystes dressées. Son corps était ainsi tapissé de clitoris à l'origine de mondes violacés.

Et l'algorithmicien insomniaque avait poussé le vice jusqu'à remonter le long du cou, près de la jugulaire. L'ultime épis, franchement figuratif, était offert à la vue de tous. Marquée au fer mauve, dans le coral de sa fractalité, elle exhalait des parties de son tout.

Posté par ugarte à 22:07 - L'algorithme des trois indiens - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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